Histoire de l'aviation

Aujourd'hui nous allons nous pencher sur cette fabuleuse histoire qu'est celle de l'aviation !


Aux origines toujours le même


Aux origines de l'aéronautique nous retrouvons Léonard de Vinci qui imagina dès le XVIe siècle le concept de l'hélice, du parachute, de l'hélicoptère et du planeur. Mais toutes ces inventions resteront à l'état de concept dû au manque de force motrice (action de propulser, de pousser en avant, de mettre en mouvement) utilisable à cette époque.


L’aile volante autrement appelée le planeur est imaginée par Léonard de Vinci, en 1488, et à été un des premiers plans pour un avion, ou autre machine volante. Elle est composée de deux ailes et d’une plateforme avec des cordes juste au dessus, celles-ci permettent de lever les ailes lorsque l'on tire dessus.


"Plus lourd que l'air ne volera jamais"


Pour voir une machine plus lourde que l'air (aussi appelée aérodyne, par opposition à un aérostat, plus léger que l'air) voler nous devons effectuer un important saut dans le temps et plus précisément en 1890 avec un français : Clément Ader.

Depuis l’invention en 1783 de l’aérostat par les frères de Montgolfier, deux solutions techniques opposées s’affrontent. Les uns, défenseurs de l’aérostation, pensent qu’un objet ne peut voler que s’il est plus léger que l’air ; les autres soutiennent que l’on peut parvenir à faire voler des machines plus lourdes, Clément Ader fait partie de ces derniers.


Fasciné depuis son enfance par le vol des animaux des insectes, Ader commence, en 1882, la construction de ce qui ressemble fortement à une chauve-souris géante et qu'il nomme "avion", du latin avis, signifiant oiseau. C'est en observant le vol des roussettes (espèce de chauve-souris) qu'Ader, alors ingénieur aux Chemins de fer du Midi, conçoit son appareil.

Ce premier avion est doté, telle une chauve-souris géante, de deux ailes d’une envergure de 14 mètres articulées par une armature en bois recouverte d’une soie élastique. Placé à l’arrière de l’appareil, le pilote manœuvre les ailes en les tordant à l'aide de manivelles et leviers.


Le 9 octobre 1890, dans le parc d'un château proche de Paris, Clément Ader s'élève au-dessus du sol ...

Dénommé Éole, cet engin permet à l'inventeur français d'accomplir un bond de quelques centimètres au-dessus du sol sur un distance de 50 mètres. Même si cette prestation peut sembler modeste, c'est la première fois qu'un homme réussit à s'envoler à bord d'une machine plus lourde que l'air et non d'un aérostat (ballon). Cet exploit est réalisé grâce au principe de portance qui désigne la force liée à l'effet du vent sur l'aile qui attire l'avion vers le haut.


Ader reçoit le soutien du ministère de la Guerre qui lui commande un nouvel appareil. Après l'échec d'éole II dû à des mauvaises conditions météorologiques, plusieurs années de recherches et de travaux passent et l’Avion n° 3 est enfin mis au point en 1897.

L’avion parcourt quelques centaines de mètres, prend de la vitesse, les roues quittent sporadiquement le sol. Mais les conditions météorologiques sont encore mauvaises et Éole III sort de la piste lui aussi.

Même si cet échec signe la fin des espoirs d'Ader, on constate la disparition des traces des roues sur le sol sur environ 300 mètres, preuve du « décollage » de l’avion.

Vous pouvez découvrir cet avion au Musée des arts et métiers de paris.


Le premier avion opérationnel


Quelques années plus tard, le 17 décembre 1903, les frères Wright effectuent le premier vol motorisé en Caroline du nord.

C'est 3 années en arrières que les frères Wright testèrent leur premier planeur. Après cette première expérience et des enregistrements de leurs résultats, ils en conclurent que les données aéronautiques précédemment acceptées et sur lesquelles ils s’étaient appuyés étaient incorrectes. L'année suivante, les 2 frères vont tester les effets de la pression de l'air sur plus de deux cents surfaces d'ailes différentes.

En 1903, les frères construisirent dans leur atelier, leur première hélice sur base de calculs originaux. Cette même année ils effectueront le premier vol motorisé et contrôlable avec leur avion dénommé Flyer I.



Le 5 octobre 1905, le Flyer III, premier avion fonctionnel du monde et piloté par Wilbur Wright (l'un des deux frères), vola sur 39 km en 38 minutes. Cet aéroplane de 12 m d’envergure pouvait monter, descendre, s’incliner sur une aile, tourner et même décrire un huit avec aisance.




Nous retiendrons que ces deux frères réalisèrent le premier vol d'un avion opérationnel.


Avant Ryan Air, le Ryan NYP


Pour la suite de cette histoire de l'aviation, nous effectuons un nouveau bond dans le temps et atterrissons en 1927.

À l'issue de la Première guerre mondiale, les aviateurs tentent de démontrer l'utilité pacifique de l'aviation en établissant de nouveaux records de distance, d'altitude ou de vitesse. L'amitié franco-américaine récente donnait l'espoir de voir prochainement les deux pays reliés par voie aérienne.

Cela donnera l'idée à Raymond Orteig, un homme d'affaire américain, d'offrir un prix de 25 000 dollars, soit près de 400 000 dollars aujourd'hui, au premier aviateur qui effectuera un vol transatlantique sans escale entre Paris et New York.

C'est à bord du Spirit of Saint Louis, également appelé « Ryan NYP » (acronyme de « New York - Paris ») que l'aviateur américain Charles Lindbergh effectue la première traversée aérienne de l'Océan Atlantique en solitaire et sans escale, les 20 et 21 mai 1927, volant de New York à Paris.




Dans le souci d'alléger l'appareil, et donc d'emporter un maximum de carburant, Lindbergh n'avait, avec lui, que le « strict nécessaire » en se passant notamment de parachute et de radio.

Pour voir devant lui, Lindbergh utilise un périscope (= appareil d'optique permettant de voir par dessus un obstacle généralement utiliser dans les sous-marins pour voir à la surface) installé sur le côté gauche de l'appareil.Pour naviguer il ne se sert que de ses instruments de bord : un alitmètre (appareil permettant de mesurer l'altitude), un anémomètre(=appareil permettant de mesurer la vitesse ou la pression du vent), un gyroscope et un compas magnétique terrestre. Il dispose aussi d'une fenêtre de chaque côté, lui permettant de voir sous lui en basculant légèrement l'appareil.


Un point important à noter est l'implication de l'absence de radio : le pilote ne peut non seulement pas communiquer avec l'extérieur, il ne peut pas non plus calibrer ses instrument avec l'aide du sol ! Par exemple, l'altimètre, qui est un système barométrique : il indique l'altitude de l'avion grâce à une mesure de la pression atmosphérique, en la comparant à un référentiel (généralement le sol ou le niveau de la mer). Cependant, la pression atmosphérique à la surface de la Terre varie constamment, comme le démontrent les prévisions météorologiques auxquelles nous avons accès aujourd'hui. Cela signifie qu'il devait voler avec un visuel limité par son périscope, en faisant confiance à des instruments donnant une mesure qu'il savait erronée, puisqu'il ne pouvait pas demander à une personne au sol les informations pour la corriger.


Ce même exploit dans le sens inverse (Paris - New-York) sera réalisé 3 ans plus tard par Dieudonné Costes et Maurice Bellonte à bord de l'appareil "Point d'interrogation".


Mais pour arriver aux avions de nos jours il faut encore quelques avancées que nous verrons dans un prochain article !