Une patiente atteinte de microtie se fait greffer une oreille bio-imprimée avec succès

C’est une première dans le domaine de l’ingénierie tissulaire : dans le cadre d’un essai clinique, une patiente a reçu un implant auriculaire bio-imprimé en 3D, cultivé à partir de ses propres cellules.


La société de médecine régénérative 3DBio Therapeutics et le Microtia-Congenital Ear Deformity Institute ont achevé avec succès une reconstruction de l’oreille humaine en utilisant pour la première fois le nouvel implant de tissu vivant AuriNovo imprimé en 3D.


L’implant aurait été imprimé en 3D à partir d’hydrogel de collagène et de cellules de cartilage de la patiente. Celle-ci étant atteinte de microtie à l’oreille droite, une anomalie congénitale qui empêche le développement de l’oreille externe. En France, cette malformation touche environ un enfant sur 8000.


AuriNovo a été conçu pour fournir une alternative de traitement aux greffes de cartilage costal et aux matériaux synthétiques (polyéthylène poreux), qui sont traditionnellement utilisés pour la reconstruction chirurgicale de l’oreille externe.


C’est la première fois que ce dispositif est testé cliniquement. Il y aura encore des essais sur une dizaine de patients.


Le processus de création de l’oreille imprimée en 3D


La première étape de fabrication de l’implant est un prélèvement de cartilage de l’oreille droite de la patiente, les équipes précisent qu’un demi-gramme suffit.

Un scan 3D de l’oreille gauche est réalisé en parallèle.

Puis, 3DBio Therapeutics isolent les cellules responsables de la formation du cartilage de leur prélèvement et les cultivent dans un mélange de nutriments breveté, permettant à ces cellules de se multiplier. Ces dernières sont alors mélangées à la bio-encre développée par l’entreprise ; le tout est inséré dans la seringue de la bio-imprimante. En seulement 10 minutes, une réplique de l’oreille de la patiente a pu être fabriquée, couche par couche.





Une fois le processus d’impression terminé, l’oreille est enfermée dans une enveloppe de protection biodégradable et envoyée au Dr Bonilla. Le chirurgien s’est alors chargé de la greffe sous la peau de la patiente. La forme de l’oreille apparaît très clairement une fois la peau resserrée autour de l’implant.


Cette technique est aussi envisagé pour résoudre d’autres problèmes médicaux tels que la reconstruction des tissus après le retrait d’une tumeur, ou encore la production d’organes complets.


Découvrir les sociétés :

https://3dbiocorp.com/

https://www.microtia.net/