Les innovations qui ont changés le tour de France

Aujourd’hui, sport de haut niveau et technologie ne font plus qu’un. C’est encore plus vrai pour le cyclisme, discipline dans laquelle le matériel occupe une place prépondérante.

C’est donc tout à fait normal de voir les toutes dernières innovations en matière de cyclisme dans l’un des événements les plus mythiques de cette discipline, le Tour de France.


Les sponsors et les marques du cyclisme sont impliqués dans le Tour et sont à la recherche de la moindre petite avancée technologique qui pourrait engendrer un gain de performance, même minime, et cela se présente sur leurs nouveaux produits. Une grande chance pour découvrir les toutes dernières innovations de cet univers.


Nous allons aujourd’hui jeter un œil à ces inventions, ces changements et ces innovations si importantes pour l’histoire du cyclisme.



La liberté de la roue libre

La première grande avancée technique sur laquelle nous allons nous arrêter apparaît lors de la 10ème édition.


C’est en effet avec l’arrivée des étapes de montagne et la nature dangereuse des descentes, en 1912, qu’a débarqué l’usage de la roue-libre. La roue-libre est un mécanisme qui permet, dans un des deux sens seulement, de découpler la rotation de la roue arrière de celle du pédalier. En descente par exemple, elle permet au cycliste de ne pas pédaler tout en continuant d'avancer.

Plus besoin, pour l'athlète de tourner les jambes constamment. Il peut laisser glisser son vélo dans les descentes et se reposer les guiboles.


Petite explication rapide en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=TSxMiYJbfD4


1937 : Première utilisation du dérailleur en course sur le tour de France

C'est une nouvelle révolution qui arrive. Les changements de vitesse sont autorisés sur l'épreuve.

Un soulagement pour les coureurs qui peuvent enfin s'adapter au profil de l'étape.


Effectivement les cyclistes peuvent enfin utiliser un dérailleur, tant qu’ils utilisent le même modèle : le Super Champion du fabricant (et cycliste) suisse Oscar Egg.

Il faut dire que ce dérailleur a été une révolution. Non seulement car il avait 3 ou 4 vitesses, mais aussi car il vous permettait d’en changer sans avoir à vous arrêter pour retirer et ré-attacher la roue et ajuster la tension de la chaîne.

Les cyclistes ont donc pu, à partir de ce jour, gravir des cols sans devoir s’arrêter pour retourner leur roue arrière.



1975 : Un nouveau pneu et un nouveau casque

Jusqu'en 1975, les vélos de course étaient exclusivement équipés de boyaux. Cette année là, Michelin présente le premier pneu haute pression, l'Elan. Il va rapidement séduire, par sa simplicité d'utilisation, le monde du cyclisme et de la course où le boyau va progressivement décliner au profit du pneu.

Le pneu tel que nous le connaissons aujourd’hui prendra progressivement sa place, tout en évoluant au fil du temps.


L‘année 1975 voit aussi arriver sur le marché le premier casque rigide en polystyrène expansé qui remplace le casque aux boudins de cuir qu’utilisaient auparavant les coureurs.


casque aux boudins de cuir

Ce casque permettait notamment de réduire l’énergie absorbée par la tête lors de l’impact.

Depuis son invention aux Etats-Unis, la version en polystyrène s’est largement développée à travers le monde, aujourd’hui, c’est le modèle que l’on retrouve le plus fréquemment. Depuis ce moment-là, les améliorations des casques se font surtout au niveau du poids : on essaie de produire des casques plus légers pour la même efficacité.


Premier casque rigide en polystyrène

1986: le cadre composite en carbone

En 1986 : la marque Look présente son premier cadre composite, c’est à dire non entièrement constitué d’aluminium ou acier. Il s’agissait à l’époque d’un cadre composé d’aluminium, tubes de carbone et Kevlar TVT. Ces cadres sont connus pour être plus légers et plus rigides que les cadres en aluminium classiques et correspondaient mieux aux attentes des cyclistes professionnels. Les vélos pèsent désormais autour des sept kilos, le minimum étant fixé à 6,8 kilos.



Il reste encore beaucoup d'innovations pour parvenir aux vélos d'aujourd'hui mais ces inventions font parties des plus marquantes dans cette fabuleuse histoire du tour de France.

Et une chose est sûre, la tech n'a pas dit son dernier mot dans le cyclisme.